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Cie 2b2b

Cie 2b2b

Carnet de bord

ZARBI

Création 2016 ,

Pour tous les publics, A partir de 7 ans .

Soyons réalistes.

J'entends poétiser le quotidien, sublimer la banale réalité.

Montrer ce que l'on ne voit plus dans l'abondance de lumières et d'informations.

Marcher à contre sens des superlatifs et des super héros.

Le constat d'une contestation profonde et journalière,

un acte de résistance pour la liberté de mes pensées et de mes pas,

pour la beauté des villes et des gens,

pour la naissance de toute chose.

Convaincue par la force des racines qui soulèvent le béton, l'orchestre matinal des pas dans la pluie, le moineau qui vole le pigeon, la mer sur les murs , le désert du Sahara en pluie sur les voitures certain soir de vent chaud, le sourire de la gamine d'en face, la porte close qui tinte,

les mystères insondables des voix sans visage ou des voies sans issue, celui des rues sans nom,

et les passages secrets des enfants.

Et.

Je comprends toutes ces choses à l'intérieur de mon corps, leur naissance et leur chemin.

Leur mouvement.

Leur émotion.

ZARBI

Après deux années passées à arpenter les rues et les villes munies d'un filtre « naturaliste » et faire œuvre de mes instants d'immersion

(Cf projet « Plouf Concept » ),

mon regard change,et cherche le détail poétique en toute chose, décalé, résistant à toute oblique obligatoire.

Mon corps s'insère dans des espaces qui ne lui sont pas destinés, et pourtant.

 

Cette ville là , cachée derrière les panneaux lumineux éblouissant pour ne rien voir, sous une grille d'égout où poussent quelques herbes folles, dans le bruit symphonique des sons de vie, le banc cassé, le mur qui résiste (…)

nourrit ma danse et mon esprit critique de toute chose.

Ma poésie chorégraphique.

Soyons réalistes.

 

 

 

 

Après avoir passée la dernière saison à arpenter

les collèges, les écoles et les places publiques,

après avoir éteint « France Info » abasourdie de tout ce que je viens d'entendre et de l’indifférence ravageuse et effrayante,

 

je ressens l'urgence de . Poésie.

 

ZARBIZARBIZARBI
Le(s) corp(s)

La transparence des corps, pour voir au travers et donner toute la profondeur à ce que je vois, à ce que j'entends.
Une profondeur propre à chacun qui peut s'identifier, qui ne reste pas au bord de cette danse mais plonge dans le corps exécutant et fragile de ces incarnations .

Un corps universel, de chair, d'os , de sang, devenant matière, mystère, symphonique.


Le mouvement comme point, virgule, apostrophe , silence, bémol.
Sonnant et dissonant.

Le trait qui surligne, la couleur qui surgit, le sens apparent et apparu.
La lecture qui permet de (se) réorganiser le chaos volontaire et brutal.
La volonté d'une pluralité de lectures, toujours.
D'une pluralité de spectateurs.



Le son
Intention d'une composition à vue sur le plateau.
D'inspiration du même mouvement artistique et dont Schaeffer, Satie, Varese, Rammel, Bayle, Antheil.
Rechercher l'influence et l'interactivité entre la composition du son et du corps. La coexistence. La visibilité de la partition.

ZARBIZARBIZARBI

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