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Cie 2b2b

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Carnet de bord

D é d a l e (et le Minautore)

Production 2017

D é d a l e (et le Minautore)

A partir de 6 ans

Les jardins crétois étaient un labyrinthe, tout comme le monde qui nous entoure.

La sortie du labyrinthe n'est pas au dehors, elle est exactement au centre, au cœur du labyrinthe.

Les anciens disent que le labyrinthe ne se parcours pas de n'importe quelle façon, que la manière idéale de le parcourir est en dansant ou en faisant des pas qui décrivent des figures.

Une chorégraphie qui met en scène les rues d'une ville, ses murs, ses gens, ses interstices, et revisite le mythe de Dédale ici et maintenant : le labyrinthe, le Minautore, les fil d'Ariane, le héro Thésée

de quoi nous parlent ils , à nous, enfants du XXI siècle ?

D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)

LE MYTHE / LE JEUNE PUBLIC


« Dans la continuité des création " D é d a l e "  et   "D é d a l e   Ensemble" en 2016,
où j'ai eut besoin d'explorer dans un premier temps, le champs physique de celle-ci, de ressentir,
d'écrire, d'écouter ma ville,
de me (re)positionner du pourquoi je désirais tant emmener de la danse dehors et au coeur
d'espaces et de gens non avertis,


aujourd'hui, j'organise ma pensée autour de cette exploration.


La force du mythe me saute aux yeux.


Les croisements entre le vécu de ce travail et les réponses apportées par les analyses
philosophiques, littéraires et/ou psychologiques du labyrinthe résonnent de toute part.
C'est évident. Je dois me saisir du mythe.
La force de l'extérieur aussi : j'aime danser avec les murs, l'architecture sur laquelle je m’appuie
sans cesse, l'histoire à saisir au coin de chaque espace comme autant de nourriture de
composition.


Composer , faire vivre une musicalité propre à chaque endroit, et donner corps à l'invisible.
C'est évident ,je dois m'adresser aux enfants d'abord, comme autant de Thésée,
de héros, de guides pour cette déambulation.


Ceux qui sont encore dans l'évidence et la volonté d'apprendre,
qui reconnaissent les épreuves et demandent à vivre des initiations au quotidien.
Ceux qui savent donner une main , donner un détail, une lumière, une direction,
un souffle, une intuition.


Par la danse, au-delà des mots, j'entends transmettre des motifs profonds d'un mythe.


Qu'est ce qui peut ressembler à un Minotaure au dedans de soi, quelle expression en moi ?
Comment marche t-on quand on est perdu dans le noir ?
Comment marche t-on quand on est un héro?Est ce le fil qui me tient ou est ce moi qui tient le
fil ? La peur, c'est où dans mon corps, et la paix, la joie, ?
Puis je fabriquer de la lumière avec mes yeux ? Quel est mon centre, mon propre chemin, . »


Dans un contexte où tout semble bien mélangé, intriqué, les peurs, les croyances, les héros,
les solutions et les réponses comme des crédits de consommation,
il me semble que le mythe de Dédale permet une réponse juste.


Trouver son chemin à l'intérieur de soi.
La pratique de la danse en est une représentation parfaite : on ne peut danser qu'avec son corps
d'abord, puis peut être ceux des autres,
ses propres chemins corporels assimilés profondément pour chaque mouvement, du plus simple
au plus complexe,

dans son centre, sa base, son axe. »

D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)
D é d a l e (et le Minautore)

LE LABYRINTHE / UNE ANGOISSE URBAINE ET ACTUELLE :
D’OÙ VENONS NOUS ? QUI SOMMES NOUS ?

OU ALLONS NOUS ?

 


On dit qu'en réalité le labyrinthe de Dédale n'était pas une maison souterraine, qu'il n'était ni obscur,
ni tortueux, mais un grand ensemble de maisons, de palais et de jardins, dessinés de telle façon que
celui qui y pénétrait ne trouvait pas la sortie. Le problème n'était pas que le labyrinthe fût horrible, le
problème était qu'on ne pouvait en sortir
Sur le plan matériel, il n'y a pas à chercher beaucoup : tout le monde qui nous entoure, tout
ce en quoi nous sommes immergés, où nous vivons et nous développons, constitue un
labyrinthe.
Les jardins crétois étaient un labyrinthe, tout comme le monde qui nous entoure.
L'angoisse d'un Thésée cherchant le Minotaure pour le tuer, est aussi l'angoisse de l'homme d'aujourd'hui
qui a peur et est dans le désarroi. Nous avons peur parce que nous ne savons pas
Le désarroi est l'autre maladie qui nous afflige dans le labyrinthe actuel : il est très difficile de pouvoir dire
de nous-même qui nous sommes, d'où nous venons et où nous allons.
Ces trois interrogations si simples, si naïves,
qui n'ont même pas l'air de questions mais
semblent bonnes pour les enfants ;
Pourquoi travaillons-nous ou pourquoi étudionsnous
? Pourquoi vivons-nous et qu'est-ce que le
bonheur ? Que poursuivons-nous

D é d a l e (et le Minautore)

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